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05 octobre 2015

Un démarrage tendu sur fond de crise grecque

Le troisième trimestre 2015 a démarré dans un contexte très tendu sur fond de négociations difficiles entre la Grèce et ses débiteurs. L’apaisement est finalement revenu le 10 juillet avec l’acceptation par Alexis Tsipras des mesures imposées par les créanciers et ce dernier a été conforté lors des élections de septembre. Si la question de la dette souveraine grecque n’est toujours pas résolue, le refinancement du pays sur les trois prochaines années semble être en bonne voie. De plus, le plan des réformes proposé aux créanciers a été validé par le Parlement grec avec une large majorité.

La croissance Chinoise inquiète les marchés

En août, des tensions sont réapparues sur les marchés, avec les craintes d’un ralentissement de la croissance mondiale, suite à la dévaluation du yuan et la forte baisse des cours des matières premières entamée dès 2014. Les marchés actions ont été fortement touchés, notamment le lundi 24 août. Mais les banques centrales sont toujours présentes: la Banque centrale européenne (BCE) a affirmé être prête à agir davantage et la Réserve fédérale américaine (Fed) a finalement décidé mi-septembre de maintenir ses taux directeurs inchangés, invoquant les risques pesant sur l’économie mondiale. La Fed a en particulier évoqué les inquiétudes grandissantes au sujet de la croissance en Chine et la chute des actions consécutive aux mauvais indicateurs dans ce pays.

Le point de vue d’Amundi

Cette remontée généralisée de l’aversion au risque ces dernières semaines nous semble excessive au regard des fondamentaux, même s’il est clair que la croissance sera plus faible qu’attendu en 2016. Premièrement, la BCE continue à mener une politique accommodante et se tient prête, si nécessaire, à en faire plus. Deuxièmement, les fondamentaux des sociétés restent bons. Troisièmement, la baisse du prix du pétrole est un facteur de soutien des résultats des entreprises.

Ce contexte d’une plus grande incertitude sur les perspectives de croissance économique devrait inciter les banques centrales des pays développés à intervenir pour limiter les effets du ralentissement des pays émergents. En matière de politique d’investissement, la diversification et l’investissement progressif restent donc à l’ordre du jour avec une préférence pour les actifs de la zone Euro en général et sur les actions françaises et de la zone Euro en particulier.