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Le mois de mars a vu une forte correction des actions. Cette correction a eu pour origine l’annonce faite par l'administration américaine de vouloir imposer des droits de douane sur environ 60 milliards de dollars d'importations chinoises.

Ces annonces interviennent après la série de mesures prises sur l’acier et l’aluminium. Ce qui inquiète les marchés, c’est le risque d’escalade et de guerre commerciale pouvant avoir un impact négatif sur la croissance mondiale et les bénéfices des entreprises.

Pendant la correction les secteurs les plus exposés au commerce mondial ont été le plus affectés comme l’automobile, les valeurs industrielles, les métaux et les matières premières. (GRAPH). De plus, les inquiétudes au sujet de Facebook et d’une réglementation croissante, ainsi que l’impact des menaces protectionnistes ont pesé sur le secteur de la technologie.

Les actifs perçus comme "valeurs refuges" ont progressé notamment les obligations à long terme, l’or, le yen et le franc suisse. Le yen est d’ailleurs au plus haut niveau depuis novembre 2016 (GRAPH) Le pétrole progresse également, en raison d’une baisse inattendue des stocks et des tensions géopolitiques.

Dans ce contexte, la Fed a décidé de monter ses taux directeurs de 25pb tout en poursuivant la réduction de son bilan.

Même si le dollar est resté relativement stable, les rendements des bons du Trésor américain court terme atteignent des niveaux non vus depuis 10 ans : le taux à 2 ans, par exemple, a progressé de 100pb depuis l’été dernier et le Libor,* a atteint son plus haut niveau depuis 2008 (GRAPH).

Cette tension sur la partie courte de la courbe s’explique par la combinaison d’une normalisation de la politique monétaire de la Fed avec une politique budgétaire plus expansionniste. En effet, le Trésor américain émet plus de dette augmentant ainsi le coût de financement sur les marchés.

En conclusion, la fin du premier trimestre se termine avec un retour de la volatilité. La perspective d’une guerre commerciale entre les USA et la Chine, les implications de la politique monétaire de la Fed et la hausse de taux courts aux USA, devraient continuer à dominer les marchés dans les semaines à venir.

Merci et au mois prochain.

*Le LIBOR, ou London Interbank Offered Rate, est le taux du marché monétaire observé à Londres. Le LIBOR sert de référence pour de nombreux emprunts

Crédit photo : istock