A lire dans la même thématique

5 bonnes raisons de faire des travaux chez soi

Les différentes périodes de confinement ont boosté les envies de travaux des Français. Il y a toujours une bonne raison de faire des travaux dans sa maison ou son appartement.

La croissance économique se poursuit tant et si bien qu’il nous est désormais possible d’anticiper une croissance mondiale de 6,5% sur l’ensemble de l’année 2021.

Bonjour et bienvenue dans cette édition du point marchés du mois de juin.

Bonne nouvelle : la croissance économique se poursuit à l’échelle mondiale et nous anticipons désormais une croissance mondiale de 6,5% sur l’ensemble de l’année 2021. Ceci dit, cette reprise est très inégale selon les régions. La Chine a déjà atteint le pic de son cycle. L’économie américaine se rapproche du pic de son propre cycle, tandis que l’Europe et l’Asie sont encore en retard mais le rebond est en cours.

A noter, une autre bonne nouvelle du côté de l’Europe, le plan de relance "Next Generation EU" a enfin été acté par l’ensemble des pays de l’UE. C’est une bonne nouvelle pour la croissance à moyen terme dans la zone euro et en particulier cela devrait doper la croissance dans les pays les plus fragiles de la zone euro.

Alors, dans cet environnement, les déséquilibres ont radicalement changé de nature. On est passé d’une situation où il y avait un excès d’offre et une insuffisance de demande, à une situation où l’offre est insuffisante pour répondre au rebond spectaculaire de la demande. Il en résulte ce qu’on appelle des goulets d’étranglement, c’est-à-dire des tensions sur les prix dans de très nombreux secteurs. Ces tensions pourraient s’intensifier lorsque les mesures de restrictions sanitaires seront complètement levées.

Dans ces conditions, les yeux sont naturellement rivés sur l’inflation. Est-ce que le surcroît d’inflation sera temporaire ou permanent ? C’est la question clé pour les banques centrales qui s’interrogent sur leur politique monétaire. De notre point de vue, pour partie, le surcroît d’inflation est temporaire ; mais à moyen terme nous nous attendons à un régime d’inflation structurellement plus élevé. Il est néanmoins trop tôt pour les banques centrales pour changer leur fusil d’épaule, tant la Réserve fédérale américaine que la Banque centrale européenne communiquent sur le maintien d’une politique monétaire très accommodante dans les mois qui viennent.

Du côté des marchés, ce sont naturellement les obligations qui sont les titres les plus sensibles aux discours des banques centrales et notamment à ceux qui portent sur le rythme des achats de titres.

Du côté de la Réserve fédérale, la communication est très clairement qu’il va falloir tôt ou tard commencer à ralentir les achats de titres. En revanche pour Christine Lagarde il est beaucoup trop tôt pour considérer un tel mouvement et il y a un engagement très fort à maintenir des conditions financières et monétaires très accommodantes tout au long de cette pandémie.

Dans ces conditions, le taux d’intérêt à 10 ans américain a clôturé à 1,6%, proche de -0,2% pour ce qui est du taux du Bund allemand et les obligations privées sont restées à peu près stables avec des spreads qui se sont stabilisés sur le mois.

Du côté des bourses, les bourses européennes ont été parmi les plus performantes avec une progression d’environ 3% sur le mois, suivi par le Topix japonais, tandis que le Hang Sen chinois et la Bourse américaine sont restés à peu près stables au cours du mois.

Du côté des devises, le dollar et le yen sont restés approximativement stables. A noter, l’euro par rapport au dollar qui est aux alentours de 1,22 et le renforcement de la livre sterling à 1,42 dollars, sans doute aidé par le discours beaucoup plus optimiste de la Banque d’Angleterre.

Du côté des cryptomonnaies, la volatilité s’est envolée. On a assisté à un véritable krach notamment sur le Bitcoin dont le cours s’est effondré de près de 40% sur le mois. Ceci s’explique notamment par la décision des autorités chinoises de durcir la réglementation. On s’attend plus généralement à un durcissement de la réglementation de la plupart des pays du G20 dans les années qui viennent. Ce n’est pas pour autant la fin de la finance décentralisée. De notre point de vue, c’est la fin de l’exubérance irrationnelle qui a régné sur l’écosystème des cryptomonnaies.

Du côté des matières premières, les prix du pétrole ont progressé de 4% sur le mois. La reprise économique tire l’ensemble des prix des matières premières. L’or a gagné près de 8% en raison des discours très accommodants des banques centrales dans un environnement où l’inflation a tendance à s’accroître.

La hausse des prix des produits de base vient éroder les marges bénéficiaires des entreprises. Il va falloir, plus que jamais, surveiller les tensions sur les matières premières, les tensions sur l’offre et l’évolution des prix à la production.

Quelle traduction pour les portefeuilles ? Il est clair que la communication accommodante des banques centrales est propice à la prise de risques. Ceci dit, il nous semble que les bourses ont déjà escompté en grande partie la reprise que nous prévoyions. Les valorisations sont désormais tendues et tôt ou tard on verra un affaiblissement de la conjoncture, donc c’est un environnement qui est propice à un mouvement de consolidation des marchés.

Dans ces conditions, nous avons écrêté l’exposition aux actifs risqués. Nous sommes redevenus neutres sur les actions tout en favorisant l’exposition aux valeurs les plus cycliques. Nous considérons qu’un mouvement de consolidation donnerait une opportunité pour se repositionner sur les actions plus tard.

Du côté des obligations, pas de changement. Nous continuons de tabler sur la poursuite de la remontée des taux d’intérêt, sur un mouvement de pentification de la courbe des taux d’intérêt et nous restons positionnés sur les obligations à long terme indexées sur l’inflation.

Merci de votre attention et rendez-vous pour notre prochain point marchés.

Crédit photo : Getty images