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Les marchés ont fluctué ce mois-ci au gré des nouvelles sur le front de la pandémie et des annonces de politique économique.

Bonjour et bienvenue dans ce point marché du mois de mai.

Les marchés ont fluctué ce mois-ci au gré des nouvelles sur le front de la pandémie et des annonces de politique économique. Sur le front de la pandémie, on semble voir une réelle accalmie, notamment en Europe, et des stratégies de déconfinement sont en train de se dessiner, pays après pays. Sur le front de la politique économique, les banques centrales et les gouvernements sont toujours à l’œuvre pour stabiliser la situation. Du côté des banques centrales, la Réserve fédérale américaine par exemple, a décidé, plus tôt ce mois-ci, d’acheter des titres de dette d’entreprises qui ont vu leur situation se détériorer avec l’arrêt brutal de l’activité économique. En achetant ces titres, elle maintient des conditions de crédit très favorables pour toutes ces entreprises. La Banque centrale européenne lui a embrayé le pas en décidant d’accepter en termes de garanties, pour fournir de la liquidité aux banques centrales, les titres des mêmes entreprises et se dit prête à aller plus loin et, en particulier, il est tout à fait possible que dans les semaines ou les mois qui viennent, la Banque centrale européenne décide elle-même d’acheter des titres de ces entreprises. Ce qui signifie, en pratique, que les banques centrales sont à l’œuvre pour éviter un tarissement de de la distribution de crédits aux entreprises qui sont les premières victimes de l’arrêt brutal de l’activité économique. Cela est de très bon augure pour la stabilité conjoncturelle à horizon des douze prochains mois. Vous avez également des interventions des banques centrales pour maintenir la liquidité de marché.

Du côté des gouvernements, c’est surtout la situation en Europe qui retient l’attention avec les chefs d’Etat et de gouvernements qui sont à l’œuvre pour mettre en place un vaste plan de relance européen qui pourrait excéder 1000 milliards d’euros. La décision achoppe toujours sur les modalités de financement de ce grand plan de relance. Vous avez deux écoles. D’un côté, les pays du Nord de l’Europe, conduits par l’Allemagne, sont opposés, à ce jour, à toute forme de mutualisation des dettes et sont en faveur de nouveaux crédits en faveur des pays du Sud de l’Europe qui sont les plus touchés par la crise pandémique. De l’autre côté, vous avez les pays du Sud de l’Europe, soutenus par la France, qui souhaiteraient que ce soit davantage un plan de relance avec une logique de transferts et de subventions aux pays les plus fragilisés. Pour l’heure, la Commission européenne a été mandatée pour faire une proposition de plan et de modalités de financement avant le 7 mai. On sait que les chefs d’Etat européens se rencontreront lors d’un Conseil européen lors de la 3e ou 4e semaine du mois de mai pour avancer sur ce terrain. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a vraiment une convergence de vue sur la nécessité de mettre en place un plan de relance européen. La pierre d’achoppement réside essentiellement sur les modalités de financement. Ce plan devrait aider des investisseurs dans la reprise de l’économie une fois la pandémie stabilisée.

Les marchés ont évolué favorablement ce mois-ci. Le S&P500 a progressé de près de 11%, essentiellement tiré par les valeurs technologiques. Le progrès des bourses européennes a été plus mesuré, moins de 3%, car la communication sur le plan politique n’était pas claire et cela a probablement pesé sur le niveau de confiance des investisseurs. Le Topix japonais a progressé de 5%. Les bourses émergentes ont progressé d’à peu près 4%. On a vu les taux d’intérêt sur les emprunts d’Etats dits « sûrs » rester stables (taux 10 ans US : 0,7% et taux 10 ans allemand : environ -0,5%). L’or, valeur refuge, a continué de progresser, d’environ 9%. La grande surprise, ce mois-ci, est du côté du pétrole. Les cours du pétrole brut américain se sont effondrés et sont même passés temporairement en territoire négatif. Quelques mots pour comprendre comment un prix peut devenir négatif. Le prix du pétrole est devenu négatif parce que l’on fait face à une crise de surproduction sans précédent à l’échelle mondiale. La demande de pétrole physique s’est effondrée avec l’arrêt de l’activité économique. L’offre ne s’ajuste pas immédiatement de sorte que l’on a une crise de surproduction et que les producteurs américains ont été contraints, en réalité, de payer pour stocker le brut américain.

On a aussi vu une baisse du pétrole européen quand on regarde la référence, le Brent. En règle générale, la chute du prix du pétrole est quelque chose de favorable pour les pays importateurs, les consommateurs et les entreprises. Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que c’est, en revanche, très négatif pour les pays producteurs, notamment les pays émergents, qui sont les premières victimes de cette chute des prix du pétrole. Un petit pays comme l’Equateur, par exemple, pourrait voir sa dette restructurée. On a des faiblesses également très spectaculaires, un choc idosyncrasique sur la Turquie, on est particulièrement inquiets de ce qui se passe du côté de la Turquie. Enfin, du côté des pays émergents, on a ce que l’on appelle le phénomène du « first in, first out ».

La Chine avait été le premier pays victime de la pandémie ; on y voit une reprise économique se faire jour et les investissements dans ce pays en bénéficier. Dans ces conditions, la prudence s’impose. Nous avons décidé d’augmenter les volants de liquidités dans nos fonds mais nous nous tenons prêts à tirer parti des opportunités d’investissement qui pourraient se matérialiser soit sur le plan sectoriel, soit sur le plan géographique dans la phase de reprise qui s’amorce à l’horizon de 2021.

Merci de votre attention, soyez prudents et rendez-vous à notre prochain point marché du mois de juin.

Crédit photo : Getty Images