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La pandémie mondiale a particulièrement fragilisée l'Europe... La recrudescence des cas fait douter les investisseurs à plusieurs niveaux.

13 octobre 2020

Amundi Asset Management

Bonjour et bienvenue à ce point marchés du mois d’octobre.

En guise d’introduction, quelques mots sur le troisième trimestre.

  • Premier élément : la pandémie mondiale dure et c’est notamment le cas en Europe.
  • Deuxième élément : sur le front économique, on a vu un très net rebond de l’activité économique au troisième trimestre mais celui-ci ne va probablement pas durer. Il était lié à un effet de base et à un effet de rattrapage.
  • Troisième point : l’Union européenne est davantage victime de la pandémie que le reste du monde. En tout cas, il y a une recrudescence des cas qui fait douter de l’efficacité des mesures de politique économique, et notamment des mesures de soutien budgétaire.

Enfin, à l’échelle mondiale, la Chine continue de faire exception avec un rebond de l’activité qui se poursuit et qui concerne également le commerce des biens et services. Enfin, du côté de la politique économique, banques centrales et gouvernements restent à la manœuvre. Il y a moins de besoin de soutien de la politique monétaire compte tenu du fait que les conditions monétaires restent particulièrement accommodantes.

Donc les questions clés du moment sont les suivantes. La première, évidemment, ce sont toutes les nouvelles qui ont trait à la pandémie, que ce soit la dynamique de l’épidémie elle-même ou le traitement, y compris la possible découverte d’un vaccin. Vous avez, bien sûr, la dynamique conjoncturelle qu’on suit de très près à échelle mondiale. Mais ce sont essentiellement les facteurs politiques qui retiennent l’attention aujourd’hui. Par exemple, quand on regarde le stimulus budgétaire aux Etats-Unis qui était attendu au mois de juillet, il y a quelques progrès au cours des derniers jours mais il nous semble assez peu probable finalement que les républicains et démocrates, à quelques semaines des élections présidentielles, parviennent à s’entendre. Et ceci peut mettre en danger la consommation américaine à court terme. Vous avez ensuite les élections américaines qui auront lieu le 3 novembre et sur lesquelles il y a encore une grande incertitude et, de notre point de vue, les sondages ne permettent pas de conclure sur l’issue, à ce stade, des élections, et donc sur la politique économique qui sera suivie, ni sur les relations transatlantiques qu’on connaîtra après les élections américaines. Enfin, vous avez, bien sûr, le Brexit. La pierre d’achoppement, c’est tout ce qui a trait à la politique de la concurrence et aux aides d’Etat. L’Union européenne et le gouvernement britannique ne sont pas parvenus à un accord et il est probable que les tensions grimpent dans les semaines qui viennent. Cela devrait conduire les investisseurs à être particulièrement prudents compte tenu de l’incertitude. Les bourses sont restées dans le vert au cours du troisième trimestre. On a observé néanmoins un repli, en raison de l’ensemble des facteurs d’incertitudes mentionnés, sur le mois de septembre. Vous avez un repli de -4% de la bourse américaine, un léger repli de -1% des bourses européennes et un repli de -3% de la bourse japonaise. EQUITY

 Et ce que l’on observe du côté des actions, c’est un repli plus significatif du côté des valeurs technologiques qui n’est pas, outre mesure, inquiétant dans la mesure où ces dernières étaient excessivement valorisées.

Du côté des obligations d’entreprises, l’écart de taux d’intérêt avec les emprunts d’Etat s’est légèrement élargi mais, dans l’ensemble, est resté sous contrôle. Les prix des matières premières se sont légèrement ressaisis ; cela a bénéficié aux pays d’Amérique latine, notamment en raison de la montée des prix des métaux. Enfin, le dollar s’est légèrement apprécié, bénéficiant de son statut de valeur refuge.EURUSD

En guise de conclusion, vous l’aurez compris, en raison des facteurs d’incertitude, la conjoncture va être probablement plus heurtée. On s’attend à une reprise très graduelle, beaucoup moins vigoureuse que celle qu’attendent les investisseurs. Les investisseurs continuent de tabler sur un environnement de taux d’intérêt très faibles pendant une période très longue, à juste titre, en ce qui concerne les mois qui viennent. Du côté de la conjoncture, il faut avoir en tête le fait que l’incertitude sur l’épidémie risque d’inciter les ménages à conserver une épargne de précaution et les chefs d’entreprise à reculer ou à retarder leurs projets d’investissements. Et ceci peut avoir un impact sur la conjoncture économique. Dans ces conditions, vous l’aurez compris, notre leitmotiv reste inchangé, les facteurs d’incertitude nous conduisent à penser qu’il faut rester particulièrement prudents en termes de gestion de portefeuille et suivre de très près l’ensemble des facteurs d’incertitude qui, s’ils devaient se matérialiser, nous conduirait probablement à baisser davantage notre exposition aux actifs risqués.

Merci de votre attention et rendez-vous le mois prochain pour un nouveau point marchés.

Crédit photo : Getty Images