Souscrire une assurance-vie lorsque l’on est jeune constitue un bon réflexe lorsque l’on commence à épargner.

Dès l’entrée dans la vie active, il est important de penser à se constituer une épargne destinée à financer ses premiers projets. Mettre de côté une partie de ses revenus est d’abord impératif pour parer à une dépense imprévisible mais aussi pour répondre à des objectifs à plus long terme comme la préparation d’un premier achat immobilier. Pourquoi alors ouvrir une assurance-vie peut être le bon réflexe ? Parce qu’elle peut répondre à de multiples objectifs dans un cadre souple qui permet de la faire évoluer en fonction de ses projets patrimoniaux et de profiter d’une fiscalité douce.

Assurance-vie : un placement financier pour plusieurs objectifs

Si l’assurance-vie est surnommée le couteau suisse de l’épargne, cette appellation semble justifiée tant elle permet de répondre à différents objectifs d’épargne et à tout âge. Les jeunes n’ont pas toujours des premiers objectifs encore clairement définis ; il peut plutôt s’agir de juste commencer à mettre de l’argent de côté, de préférence de façon régulière. Avec une mise de départ relativement faible et ensuite quelques dizaine d’euros par mois, vous pourrez vous constituer facilement une épargne via l’enveloppe de l’assurance-vie.

Au fur et à mesure, les objectifs se préciseront : l’acquisition d’une résidence principale, le financement des études des enfants, et même très jeune on peut penser à la préparation de sa retraite car plus on commence tôt, moins l’effort d’épargne nécessaire sera important.

L’assurance-vie pour diversifier son épargne

L’assurance-vie a un gros avantage lorsqu’on souscrit un contrat multisupports : la possibilité de diversifier au maximum son investissement en fonction de son profil de risque et de ses objectifs. En effet, la grande majorité de ces contrats, particulièrement ceux des banques en ligne, proposent de nombreuses différentes classes d’actifs via des supports en unités de compte. Ces derniers côtoient le fonds en euros adopté par de nombreux épargnants pour sa garantie en capital. Si vous acceptez le risque de perte en capital, vous pourrez ainsi opter pour des fonds en actions au profil risqué mais avec l’espoir d’une meilleure rentabilité sur la durée, ou aussi pour des obligations ou de l’immobilier via des placements de type SCPI et OPCI. Ensuite si vous le souhaitez, vous pouvez confier la gestion de vos avoirs à des professionnels, en signant un mandat de gestion, accessible désormais à partir de faibles montants.

Un placement qui s’adapte aux cycles de la vie

Mais l’avantage de l’assurance-vie, quand on opte pour un contrat multisupports, est la souplesse qu’elle offre au souscripteur. Nous le savons, les besoins et les projets ne sont pas les mêmes à 30 ans, 50 ans ou à l’âge de la retraite. Quand on est jeune, cette possibilité de pouvoir modifier son allocation via des arbitrages, est une garantie de pouvoir faire évoluer son épargne en l’adaptant à l’évolution de ses projets.

Achat de la résidence principale, aider ses enfants -études, logement-, sécurisation de l’épargne pour obtenir un complément de revenus à la retraite, vous pourrez faire évoluer votre épargne toujours dans le cadre de votre contrat.

Bénéficier d’une enveloppe fiscale de faveur

Contrairement à ce que certains pensent, les capitaux ne sont pas bloqués. Et l’un des atouts de l’assurance-vie est son régime fiscal qui permet de ne payer aucun impôt sur le revenu (IR) et uniquement les prélèvements sociaux tant que vous n’effectuez aucun retrait d’argent appelé rachat partiel.

En cas de rachat, la fiscalité dépend de la date des versements, de la durée de détention du contrat et dans certains cas du montant des avoirs détenus. Depuis l’instauration du PFU le taux de taxation à l’IR des gains est de 12,80 % (versements postérieurs au 26 septembre 2017), sauf en cas d’option pour le barème progressif. Mais au-delà de 8 ans de détention, la présence d’abattement sur les gains constatés lors d’un retrait (4600 euros ou 9200 euros selon la situation de famille) permet de sortir des capitaux totalement exonérés d’impôt. Au-delà, les taux de taxation sont de 7,5 % ou de 12,8% en fonction du montant des primes versées restées investies.

Par ailleurs, même s’il est souvent difficile d’y penser quand on est jeune, il est important de rappeler que l’assurance-vie constitue un atout de poids quand il s’agit d’organiser et d’optimiser sa succession.

Se constituer un patrimoine est plus facile quand on est jeune

Quand on est jeune, commencer à investir dès que possible est un énorme avantage en raison de l’effet de levier que constitue le temps. Ce dernier permet d’adoucir l’effort d’épargne que vous aurez choisi de faire. A vous de calculer le montant que vous pourrez mettre de côté, de préférence chaque mois. Et il est toujours possible d’interrompre ses versements sur un contrat en cas de coup dur, et de les reprendre quand la situation difficile est passée.

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