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Après une année marquée par la crise sanitaire, une volatilité des marchés et un rapide rebond des actions, nombre de gestionnaires s’attendent à une normalisation de la situation économique.

11 janvier 2021

Michel Lemosof

Après une année marquée par une profonde crise sanitaire, une forte volatilité des marchés et un rapide rebond des actions, nombre de gestionnaires s’attendent à une normalisation de la situation économique et à une poursuite de la hausse des actifs risqués. Tour d’horizon.

Si l’incertitude peut limiter les perspectives d’une reprise durable, François-Xavier Chauchat est d’un avis différent :

La réouverture de pans entiers de l’économie que permettra la maîtrise du virus représente l’équivalent d’un plan de relance massif, a déclaré lors d’une visio-conférence le stratégiste de Dorval Asset Management. Cela s’ajoutera aux soutiens monétaires et budgétaires en cours et à venir.

La société de gestion augmente le poids des valeurs cycliques (comme les matières premières) et l’exposition aux marchés européens.

Indépendamment de la trajectoire de sortie de crise, il existe de grandes tendances, comme la digitalisation (télétravail, e-commerce, etc.), la décarbonation (énergies renouvelables, protection de l’environnement, etc.) ou la santé (vaccins, chirurgie robotique, etc.).

Les axes de développement du secteur de la santé sont innombrables, souligne dans un commentaire de marché Damien Charlet, directeur de la gestion sous mandat de Meeschaert Gestion Privée. Ce secteur connaîtra, lui aussi, une croissance plus rapide que le reste de l’économie.

L’espoir plutôt que la crainte

Lors d’un webinaire, Florence Barjou, responsable des investissements chez Lyxor AM, estime que le retour de la croissance et l’amélioration de la visibilité devraient favoriser les actifs risqués. Cette spécialiste se détourne des valeurs « refuge » (obligations d’Etat, dollar, or…) et préconise de surpondérer les actions, notamment dans la zone euro et au Japon, remontant un peu son opinion sur le style value (valeurs décotées). Elle s’intéresse encore, notamment, aux petites valeurs et aux actifs illiquides (non-coté).

Chez JPMorgan AM, John Bilton, directeur de la gestion multi-actifs, mise sur les actions et les emprunts privés.

Nous surpondérons, explique-t-il dans une synthèse prospective, les valeurs cycliques et les petites capitalisations américaines, les marchés émergents, l’Europe et le Japon. Nous privilégions aussi la dette des marchés émergents. 

Le professionnel s’attend, en outre, à une meilleure orientation des secteurs « laissés pour compte » des voyages et des loisirs.

Chez Amplegest, Emmanuel Auboyneau, gérant associé, fait lui aussi partie des professionnels optimistes : "Une fois la pandémie vaincue, on pourrait être surpris par la vigueur du rebond." Le fonds Amplegest Pricing Power détient des valeurs comme Ferrari, Airbus, Heineken, ASML Holding, Edenred, Orpea, Pernod Ricard et Nestlé.

Il nous semble, précise dans le média en ligne Patrimoine24 Jean-Louis Delhay, directeur de la gestion Opportunités chez Mutuel AM, que l’espoir d’une hausse doit l’emporter sur la crainte d’une baisse. 

Les professionnels interrogés par l’hebdomadaire Investir dans son n° 2451, eux, tablent sur une progression annuelle moyenne des indices actions de 10 %.

Crédit photo : Getty images