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Votre épargne mérite toute votre attention. C’est le moment d’adopter quelques lignes de conduite.

En ce début d’année 2021, la prise de bonnes résolutions doit également concerner votre épargne. L’année financière 2020 a été atypique à tous égards, marquée par une forte augmentation de l’épargne qui s’est concentrée sur des placements garantis à faible rentabilité ou même restée sur les comptes bancaires. Comment mieux épargner ? En premier lieu, il faut définir et respecter des objectifs en optant pour les placements qui sont en adéquation avec eux et diversifiés en fonction de votre profil d’investisseur. Examinons quelques bonnes résolutions qui vous aideront à prendre les bonnes décisions de gestion pour vos placements 2021.

Définir ses objectifs financiers pour choisir les placements adaptés à ses projets

Achat immobilier, études des enfants, préparation de la retraite, mais aussi dépenses imprévues, autant de projets et de besoins aux horizons de placement très divers mais qu’il est souvent possible d’anticiper. Une fois vos projets bien définis et classés en objectifs d’épargne à court, moyen ou à long terme, il sera plus facile de se projeter dans le temps pour s’engager dans un placement qui sera adapté au mieux à cet objectif.

Les épargnants français sont adeptes de la garantie du capital et l’ont encore démontré en 2020. Ils ont tendance à privilégier les produits sans risque au détriment de la rentabilité même lorsque leur horizon de placement est éloigné. Les inconnues persistent en 2021, le contexte économique incite à la prudence et il paraît donc nécessaire de conserver une épargne sécurisée. Mais une fois le montant de votre épargne de précaution évalué, même largement, il est important de s’interroger sur l’opportunité de placer l’excédent sur des supports plus risqués comme un plan d’Épargne en Actions, ou des unités de compte de contrat d’assurance-vie. Vous les sélectionnerez en fonction de votre appétence au risque et de votre horizon d’investissement. Vous pourrez viser des rendements plus élevés, en contrepartie de l’acceptation d’une prise de risque de perte en capital.

Ainsi un jeune de 35 ans qui souhaite se constituer un apport en vue de l’achat de sa résidence principale avant deux ans, sécurisera son projet en privilégiant les placements sans risque, comme les livrets réglementés et encore le fonds en euros de l’assurance-vie. Si à l’opposé il envisage de préparer sa retraite, la constitution d’un capital à long terme et l’acceptation d’une prise de risque financier lui permettent d’envisager de consacrer au moins une fraction de son capital à des actions.

Investir régulièrement

Si cela n’est pas encore le cas, pensez à automatiser votre effort d’épargne. Mettre de côté régulièrement a plusieurs avantages. En premier lieu, cela contribue à rendre plus indolore l’effort d’épargne. Ensuite si vous consacrez une part de vos économies à des placements en actions, la régularité des investissements permet de limiter l’incidence des risques liés aux fluctuations des marchés et des risques d’investir au plus haut du marché. On parle de versements programmés -vous pouvez les interrompre à tout moment- et ils peuvent être réalisés au profit de différents supports d’épargne, un livret bancaire, un plan d’épargne en actions (PEA) ou encore un contrat d’assurance-vie.

Bien calibrer son épargne de précaution

Pour leurs placements, les épargnants français ont tendance à privilégier les produits sans risque de type livrets d’épargne réglementée ou fiscalisés. Il est bien sûr indispensable de disposer d’une épargne de précaution, destinée à parer toute dépense imprévue et donc disponible à tout moment. Elle doit représenter quelques mois de salaire.

Mais les épargnants ont tendance à surévaluer dans de nombreux cas leurs besoins en la matière. Très souvent cet argent se retrouve sur des comptes bancaires, dont ils apprécient la sécurité et la disponibilité, au détriment de la rentabilité. Cela a particulièrement été le cas en 2020 dans le contexte d’incertitudes liées à la crise sanitaire et les chiffres sont parlants. Les encours du livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont terminé l’année 2020 avec une collecte positive de plus de 35 milliards d'euros, contre 16,6 milliards en 2019. Les dépôts à vue ont également beaucoup progressé, les épargnants ne prenant pas la peine de placer leur épargne.

Essayez de ne pas vous limiter aux placements sécurisés. Quand on a des projets à long terme, on peut en effet diversifier ses placements en adéquation avec son profil investisseur et envisager de meilleures performances sur le long terme (10 ou 15 ans) liées à une prise de risque.

Optimiser sa fiscalité

Le but d’un placement ne doit bien sûr pas être uniquement fiscal, l’éventuelle carotte devant constituer un bonus, "la cerise sur le gâteau" et non le seul moteur. D’autant plus que la fiscalité est un paramètre susceptible d’évolution sur la durée. Néanmoins, avant d’opter pour un produit d’épargne il est important d’examiner son régime fiscal, particulièrement quand il s’agit de produits comparables, comme un compte titre et un plan d’épargne en actions.

Optimiser la fiscalité permet, surtout si votre tranche marginale d’imposition est élevée, d’épargner en évitant d’augmenter vos impôts. On peut réduire les impôts par le biais de produits bénéficiant d’une exonération d’impôt (livrets réglementés) ou d’une fiscalité allégée (assurance-vie), de produits permettant une réduction de la base imposable (PER), via des dispositifs d’immobilier locatif ou certains dispositifs d’investissement dans les PME (FIP, FCPI). Vous pourrez ainsi augmenter votre performance nette.

N’oubliez pas que les avantages fiscaux ont souvent comme contrepartie une durée de détention minimale du produit et/ou un risque de perte en capital du placement, compatibles avec la construction d’un patrimoine à long terme.

Faire le point régulièrement sur la répartition de ses placements

De nombreux épargnants ont tendance à souscrire un produit d’épargne, procéder à un investissement puis à ne plus le suivre ensuite. Il est pourtant très important de s’assurer très régulièrement que ses choix sont toujours les bons. Votre stratégie est-elle toujours cohérente avec votre situation personnelle et vos objectifs, avec le contexte économique et de taux d’intérêt ? Prenez le temps de valider la stratégie des dernières années et renseignez-vous sur les nouvelles opportunités.

C’est le cas pour la répartition de vos avoirs entre fonds en euros et unités de compte dans votre contrat d’assurance-vie. Dans le contexte du maintien de taux très bas, la rémunération de vos fonds en euros n’est plus au rendez-vous. Ainsi les épargnants dont le profil de risque permet d’envisager des placements à long terme pourront augmenter la part en unités de compte, plus risqués, mais aussi plus rémunérateurs. Examinez régulièrement l’évolution de la liste des supports qui vous sont proposés dans votre contrat.

Impôt sur le revenu et prélèvement à la source : pensez à actualiser votre situation

Grâce à la contemporanéité de l’impôt sur le revenu avec la perception des revenus, le prélèvement à la source doit permettre de faciliter la gestion de votre budget. Mais cela nécessite quelques initiatives de votre part. En cas de changement financier (baisse ou hausse de revenus) mais aussi évolution de votre situation familiale (naissance, mariage, divorce…) il faut ainsi penser à en informer l’administration fiscale sur votre espace personnel et mettre ainsi à jour votre taux d’imposition.

N’attendez pas, vous risqueriez peut-être de payer trop d’impôt et d’attendre plusieurs mois (été 2022 pour un trop payé début 2021) avant de vous faire rembourser.

Crédit photo : Getty images