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Le langage de l’assurance-vie vous est-il familier ? Pour mieux gérer son contrat, il est important de comprendre les principaux termes utilisés par les assureurs.

L'assurance-vie possède un vocabulaire qui lui est propre. Pour mieux comprendre le mécanisme et le fonctionnement d’un contrat d’assurance-vie, il est utile de connaître les principaux termes utilisés pour ce placement. Contrat multisupport, fonds en euros, clause bénéficiaire, rachat partiel, unités de compte, effet cliquet, arbitrages… Bforbank vous propose un petit lexique pour vous aider à vous retrouver dans le vocabulaire de l’assurance-vie.

Le fonds en euros

Le fonds en euros est un support qui offre une garantie en capital mais également des intérêts annuels acquis définitivement et versés sur le fonds. On parle du mécanisme d’effet cliquet car la performance de l’année est définitivement acquise à l'épargnant.

Comment est géré le fonds en euros ? Son actif est majoritairement investi sur des emprunts d’État et des obligations d’entreprises dites “corporate”. Le solde est investi de façon variable selon les fonds. La diversification de cette part plus risquée porte principalement sur des actions et de l’immobilier et est destinée à booster le rendement du fonds.

La garantie en capital, des intérêts générés définitivement acquis et une disponibilité à tout moment expliquent l’intérêt que suscite depuis des années le fonds en euros chez les épargnants.

Contrat multisupports

Un contrat multisupports est un contrat d’assurance vie qui permet d’investir sur plusieurs supports financiers répartis en deux grandes catégories : le fonds en euros et les unités de compte. Cette enveloppe fiscale permet au souscripteur de loger différents supports financiers qui permettent une diversification de son épargne. Il peut ainsi répartir son épargne en fonction de son profil de risque variable selon ses objectifs, de son horizon de placement et de son degré d'acceptation du risque. Pour privilégier la sécurité de son capital, le souscripteur optera pour des supports à faible volatilité. En revanche, s'il accepte une prise de risque plus importante, il choisira des supports plus dynamiques, avec une dominante d'actions.

Ainsi, selon sa stratégie de placement, on portera son choix vers le contrat multisupport proposant les différentes catégories d’investissements souhaitées.

Unités de compte

Les unités de compte permettent un investissement diversifié sur les marchés financiers et immobiliers. Il s’agit de supports tels que des parts d’OPCVM en actions, en obligations, diversifiés ou encore de supports immobiliers comme des parts de SCPI, OPCI ou encore de SCI. Les unités de compte ne sont pas garanties et leurs performances soumises à des fluctuations à la hausse ou à la baisse en fonction de l'évolution des marchés financiers. Elles peuvent donc comporter un risque de perte en capital.

Sur le long terme elles sont susceptibles de procurer un rendement plus élevé que les fonds en euros, mais leur choix dépend avant tout du profil de risque du souscripteur et de son horizon de placement.

Versements libres et versements programmés

Pour alimenter un contrat d'assurance-vie, vous pouvez effectuer des versements libres, réalisés quand vous le souhaitez. La plupart des contrats proposent aussi la mise en place de versements programmés, au rythme que vous choisissez (mensuel, trimestriel…) notamment par prélèvement automatique sur votre compte bancaire. Quel est l’avantage des versements programmés ? D’abord l’effort d’épargne se fait en douceur. Ensuite lorsque les versements sont placés dans des unités de compte en actions, cela limite l’impact des variations des marchés financiers, en lissant la valeur d’achat moyenne des différents supports. On parle aussi d’investissement progressif.

Rachat, total ou partiel

En cas de besoin d'argent, il est possible de demander sur un contrat d’assurance-vie, de retirer totalement ou partiellement les sommes capitalisées. On parle de rachat total et le contrat est clôturé, ou de rachat partiel et le contrat continuera de fonctionner.

Certains contrats proposent des rachats partiels programmés. Le souscripteur du contrat peut alors choisir de réaliser régulièrement, de façon automatique à une périodicité choisie (généralement mensuelle ou trimestrielle) le retrait d'une somme sur son contrat par exemple pour se constituer un complément de revenus au moment de la retraite.

L’un des atouts de l'assurance-vie est le régime fiscal applicable lors d’un rachat. Plus précisément, il permet de bénéficier d’abattements au-delà de 8 ans de détention, pouvant aboutir à une exonération d’impôt sur le revenu ou à une fiscalité allégée lors d’un retrait. Les prélèvements sociaux restent dus.

Arbitrage et frais d'arbitrage

En assurance-vie, un arbitrage consiste en la faculté pour le détenteur d’un contrat multisupports de passer d’un support financier à un autre. Un arbitrage permet de réorienter tout ou partie des fonds vers d’autres supports, dans différents objectifs : sécuriser un investissement en optant pour des supports plus sûrs ou garantis ou choisir des supports plus risqués dans la recherche d’une meilleure performance sur la durée. Lors d’un arbitrage, le choix doit toujours être en adéquation avec les objectifs et le profil de risque du souscripteur.

Ce type d’opération sans conséquence fiscale peut donner lieu à des frais. En dehors des contrats en ligne qui en pratiquent généralement la gratuité, ils sont soit en pourcentage du montant arbitré ou en forfait (montant prélevé à chaque arbitrage).

Bénéficiaires de l’assurance-vie

Les bénéficiaires sont la ou les personnes désignée(s) pour recevoir en cas de décès de l’assuré, le capital constitué sur un contrat d’assurance-vie. La clause bénéficiaire doit être rédigée très clairement, sans ambiguïté, afin qu’au moment du décès l’assureur puisse facilement identifier le(s) bénéficiaire(s) et leur verser les fonds.

Au vu des changements de situation (mariage, divorce, enfant…) l’assuré doit aussi penser à vérifier la rédaction de sa clause pour l’adapter à ces éventuelles évolutions.

A noter que l’acceptation du contrat par un bénéficiaire a des conséquences puisqu’elle restreint la liberté du souscripteur pour certaines opérations qu’il pourrait envisager.

Crédit photo : Getty images