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Plusieurs études et projections macroéconomiques permettent de faire le point sur les enjeux des mois à venir.

19 septembre 2022

La Rédaction

Prix de l’énergie, inflation, taux d’intérêt et conflits mondiaux, sont les quatre facteurs qui devraient être à surveiller de près, afin d’anticiper les prochains mouvements des marchés boursiers.

Les prix de l’énergie

" L’insuffisance de l’approvisionnement en gaz naturel et son prix très élevé, qui pourraient durer plusieurs années, contribueront au recul de la production industrielle. ", affirme une note de Natixis Research parue le 16 septembre 2022. Au-delà du ralentissement de l’industrie, la rareté de l’énergie et d’autres matières premières, telles que les métaux ou les matières premières agricoles, va entraîner deux autres conséquences intimement liées : " une inflation plus forte " et " des taux d’intérêt plus élevés ".

L’inflation

D’après les anticipations de la Banque de France, la hausse des prix devrait se poursuivre au cours des prochains mois. " L’inflation connaîtrait son pic d’ici début 2023 dans un contexte de tensions persistantes sur les prix de l’énergie, avant de revenir vers 2% d’ici fin 2024. ", d’après les projections macroéconomiques parues en septembre 2022. Si la hausse des prix de l’énergie, accentuée par la guerre en Ukraine, joue un rôle majeur dans l’inflation, les experts de la Banque de France soulignent que les autres composantes de l’inflation s’affichent elles-aussi en progression. Et de préciser : " Cela est dû notamment à une transmission des prix de l’énergie aux autres composantes de l’IPCH (assez rapide dans le cas des prix des biens manufacturés, de l’alimentation et des services de transport, plus progressive dans le cas des prix des autres services). "

Les taux d'intérêt

Le retour de l’inflation s’accompagne d’une réaction des banques centrales. La Banque centrale européenne (BCE) a ainsi notamment pour mandat d’œuvrer au maintien de la stabilité des prix dans la zone euro, afin de préserver le pouvoir d’achat de ses citoyens. Or, la hausse des taux directeurs constitue un des instruments de la politique monétaire. Dans un communiqué paru le 8 septembre 2022, la BCE anticipe une poursuite du glissement des prix : " Pour la période à venir, les services de la BCE ont significativement révisé en hausse leurs projections d’inflation, l’augmentation des prix devant désormais s’établir, en moyenne, à 8,1 % en 2022, 5,5 % en 2023 et 2,3 % en 2024. " De nouvelles hausses de taux pourraient donc survenir.

Les tensions internationales

Enfin, d’autres nuages s’amoncellent sur le plan international. La crise en Ukraine vient contraindre l’activité économique en Europe et pèse sur la confiance des chefs d’entreprise européens. Les tensions entre la Chine et Taïwan pourraient, si elles venaient à s’aggraver, entraîner des sanctions économiques néfastes pour la croissance mondiale. On peut également évoquer les désaccords entre la Turquie et la Grèce sur le contrôle de la mer Egée. Interrogé par la chaîne Public Sénat, Élie Tenenbaum, chercheur à l’Institut Français des Relations Internationales, diagnostique " la fin du cycle stratégique mis en place après la chute de l’URSS ".

S’il existe des facteurs d’optimisme (accélération des investissements dans la transition énergétique, dégonflement de certaines bulles…), il convient de faire preuve de prudence dans le contexte actuel, qui est susceptible d’aboutir à une plus forte volatilité boursière.

Bon à savoir

Adopter une allocation équilibrée (entre valeurs de croissance, cycliques ou défensives notamment) peut constituer une approche adaptée à ces nouveaux enjeux.

Crédit photo : Getty Images