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Les nerfs des investisseurs sont souvent soumis à rude épreuve. Les fonds permettent d’échapper à la pression du quotidien. À condition de choisir les bons ! Nous en avons sélectionné trois.

05 novembre 2018

Michel Lemosof

Les nerfs des investisseurs sont souvent soumis à rude épreuve. Les fonds permettent d’échapper à la pression du quotidien. À condition de choisir les bons ! Nous en avons sélectionné trois.

650 actions sont cotées à Paris. Il n’est donc pas facile de séparer le bon grain de l’ivraie ni de faire les arbitrages qui s’imposent au fil du temps. Mais opter pour un organisme de placement collectif (OPC) est encore plus difficile. Il y en a 6 000 ! Nous avons choisi deux fonds qui, depuis leur création, battent régulièrement leurs indices de référence et la moyenne de leurs catégories, ainsi qu’un nouveau produit prometteur.

GemEquity (code Isin : FR0011268705) est investi dans les marchés émergents. Ceux-ci ont dernièrement souffert, notamment en raison de la hausse des taux d’intérêt américains, mais ils représentent 48 % du PIB mondial et 80 % de l’expansion économique planétaire, alors qu’ils ne pèsent que 12 % dans les indices mondiaux. Bruno Vanier, Elena Kosheleva et Ariel Wang, à qui incombe la gestion du portefeuille, misent sur les secteurs qui profiteront de l’amélioration du pouvoir d’achat et sur des valeurs de "croissance pérenne". Le fonds est diversifié géographiquement (Chine, Corée, Taiwan, Inde, Brésil, Russie, Afrique, etc.) et par secteur (technologie, consommation, services financiers, énergie, métaux et matériaux, etc.).

L’éducation, un enjeu de poids

Amplegest Pricing Power (code Isin : FR0010375600) investit dans des actions de sociétés de la zone euro qui ont la capacité d’augmenter leurs prix. Il est éligible au PEA. Gérard Moulin, qui le gère de manière "agile" avec l’aide de Maxime Durand, sélectionne des entreprises qui "maîtrisent leur destin", et qui sont protégées par des "barrières à l’entrée". Il est à l’écart de secteurs « en déflation » comme la distribution, le transport aérien, l’hôtellerie, les télécommunications ou la pharmacie. Il ne croit pas non plus aux financières. En revanche, il apprécie la numérisation de l’économie, le luxe, la certification, les marques "établies", l’agroalimentaire et les équipementiers automobiles. Le portefeuille comprend des titres comme Nestlé, Thales, Safran, Orpea, Pernod Ricard, Sixt, Airbus, SAP, Edenred et Ferrari.

CPR Invest - Education (code Isin : LU1861294665) vient d’être créé. Unique en son genre, il fait partie de la gamme thématique de CPR Asset Management. Son univers d’investissement comprend 150 valeurs internationales. Il est piloté par Guillaume Uettwiller et Yasmine de Bray.

« L’éducation, expliquent les gérants, est l’une des clés pour atteindre d’autres objectifs essentiels tels que la lutte contre la pauvreté, la réduction des inégalités et l’accès à une vie meilleure. Estimé à 5 000 milliards de dollars, le marché global de l’éducation devrait doubler d’ici à 2030. »

La thématique va de l’édition de livres scolaires à la formation professionnelle, en passant par les écoles privées et les logements pour étudiants. Quelques noms : Chegg, Pearson, Laureate, XDF.CN, IDP et Unite Students.

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