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L’an dernier, la performance moyenne des fonds flexibles a été décevante. Or, ils sont censés s’adapter aux différentes phases de marché. À condition de bien les choisir !

08 février 2019

La Rédaction

L’an dernier, la performance moyenne des fonds flexibles a été décevante (– 8,2 %, selon Quantalys). Or, ceux-ci sont censés s’adapter aux différentes phases de marché. À condition de bien les choisir !

Sur trois ans, à fin 2018, les fonds flexibles, qui sont des supports d’investissement patrimoniaux de long terme diversifiés, ont une performance annualisée de – 0,4 %. Maigre consolation : leur volatilité d’ensemble, très inférieure à celle des actions, se limite à 6,1 %. Cela dit, la catégorie comprend des fonds flexibles qui se distinguent dans la durée. Nous en avons repéré trois.

H2O MultiStratégies (code Isin : FR0010923383) est un Ovni : sur trente-six mois, il affiche un score de 18 % en moyenne par an ! Son objectif est de générer de l’alpha (surperformance par rapport au marché). « La philosophie de gestion de H2O Asset Management, expliquent ses gérants, Vincent Chailley et Loïc Cadiou, repose sur la conviction que la diversification est la source de valeur la plus robuste et la plus stable dans le temps. Il s’agit de la transformer en performance en tirant parti d’un maximum d’opportunités au sein d’un univers d’investissement international très large et multi-classe d’actifs : obligations gouvernementales ou de crédit, actions et devises. »

Allocations d’actifs variées

La sensibilité obligataire du portefeuille peut évoluer dans de fortes proportions. L’exposition aux actions, elle, va de 0 à 75 %. Le fonds a recours à des techniques de gestion sophistiquées assorties de budgets de risque prédéfinis. Il veut battre l’Eonia (référence monétaire) d’au moins 3 % par an. Le fonds vole à haute altitude, mais il faut accepter les trous d’air. Attention aussi aux droits d’entrée, qui, selon les intermédiaires, peuvent atteindre jusqu’à 8 % !

Avec plus de 2,2 milliards d’euros d’actif, Sextant Grand Large (code Isin : FR0013306404) est le fonds phare d’Amiral Gestion. Il est géré par Louis d’Arvieu, qui utilise l’indicateur vedette de Shiller (ratio calculé sur la base des profits des entreprises des dix dernières années, ajustés de l’inflation), ce qui permet de fixer un niveau d’exposition aux actions en fonction de la cherté des marchés. Le solde est placé en instruments de taux. En août dernier, le fonds, prudent, détenait près de 60 % de liquidités. Construit en dehors de toute référence indicielle, sur la base d’une sélection individuelle de sociétés, le portefeuille est mondialement investi. Exemples : Clear Media (Hong-Kong), Toyota Industries (Japon), Alibaba (Chine, mais cotation au Nasdaq) et LG Household & Health Care (Corée du Sud).

La Sicav R-Co Valor (code Isin : FR0011253624), que pilotent Yoann Ignatiew et Charles-Edouard Bilbault chez Rothschild & Co Asset Management, peut être investie de 0 à 100 % en actions ou en obligations. Sur dix ans, en rythme annualisé, sa performance est de + 11,6 %. Le portefeuille se répartissait récemment de la façon suivante : 59,5 % aux Etats-Unis, 17,3 % en Europe et 15,2 % en Asie, pour la partie actions, plus une poche de cash de 8 %.

COMPARATEUR DE FONDS 

Crédit photo : istock