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02 juillet 2015

Morningstar

Depuis le début de l’année, le secteur européen des loisirs et voyages, qui regroupe des activités aussi diverses que l’hôtellerie, le transport aérien, les croisières, la restauration ou les jeux d’argent, affiche en Bourse une performance grosso modo légèrement supérieure à celle du marché dans son ensemble (+12,7% pour le Stoxx Europe 600 Travel & Leisure contre +11,8% pour le Stoxx Europe 600). Sur un an également il a fortement surperformé le reste du marché (+25,4% contre +10,4%).

Des résultats contrastés

Mais si l’on regarde dans le détail ce qu’ont fait les titres qui constituent l’indice Stoxx Europe 600 Travel & Leisure, on se rend compte que 4 ou 5 titres se détachent vraiment du lot et que le reste des titres composant l’indice affichent des résultats plus décevants pour les investisseurs. Parmi les déceptions, on trouve des compagnies aériennes – Lufthansa (-14% depuis le 1er janvier), Air France-KLM (-18%), Easyjet (-7,2%) – bwin.party dans les jeux d’argent (-17,5%), et quelques compagnies hôtelières ou de restauration (Compass gagne 1,3%, Intercontinental Hotels progresse de 2,5%, Whitbread de 5,7% et Ladbrokes de 5,9%).

La capacité du secteur à surperformer, même si c’est de manière moins explosive que par le passé, s’explique par l’environnement économique plus porteur en Europe depuis quelques mois, mais également par des fondamentaux relativement solides. La hausse de l’indice au niveau européen s’explique en effet aux trois quarts par la révision en hausse des attentes en matière de résultats, et pour un quart seulement par l’appréciation des multiples de valorisation, alors que c’est quasiment l’inverse pour l’ensemble du marché.

 

Un secteur exposé aux marchés internationaux

Ce secteur comporte des valeurs fortement exposées aux marchés internationaux, et qui devraient logiquement profiter de la baisse de l’euro. La baisse des cours du pétrole est également une bonne nouvelle pour le consommateur européen, puisqu’elle libère du pouvoir d’achat Le consensus des analystes table pour cette année sur une croissance des résultats de 39% puis de 18% l’an prochain, contre +24% et +27% pour l’ensemble du marché européen.

Or à fin mai, le secteur se traitait encore avec une légère décote par rapport au reste du marché. Le P/E à 12 mois de l’indice Stoxx Europe 600 Travel & Leisure à cette date était de 15,7x contre 16,5x pour le Stoxx Europe 600. Et pour gagner de l’argent, il fallait se montrer particulièrement heureux dans sa sélection de titres.

Il fallait ainsi jouer des titres comme Betfair, Accor, National Express (un opérateur de bus présent au Royaume-Uni, en Espagne et aux Etats-Unis), Ryanair ou William Hill (jeux).

Ces sociétés affichent aujourd’hui des niveaux de valorisation parfois plus que généreux. Betfair vaut 37 fois le résultat par action prévu l’an prochain, Accor vaut 27xle bénéfice attendu par le marché. National Express et Ryanair ne se paient « que » 13,5x leur résultat, mais cela reste des multiples assez élevés pour leur secteur d’activité et parfois très supérieurs aux multiples de valorisation de leurs comparables boursiers.

Dans certains cas, ces multiples conséquents ne font que refléter la qualité des stratégies mises en œuvre, lesquelles ont parfois permis à certaines de ces entreprises de se sortir d’une situation compliquée (cas de Betfair et d’Accor), ou tout simplement s’expliquent par un modèle économique qui permet à ces sociétés de se détacher nettement de la concurrence (cas de Ryanair dans le transport aérien).

 

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