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Les valorisations repartent à la hausse

Dans un contexte économique plus encourageant, les prix de vente des entreprises grimpent de nouveau. Attention à ne pas surestimer une affaire et à considérer des éléments d'évaluation pertinents.

Les valorisations repartent à la hausse

Après deux années de baisse, les valorisations des entreprises à vendre retrouvent depuis quelques mois leur niveau d'avant-crise. " En 2009 et 2010, la baisse des chiffres d'affaires a réduit la rentabilité des entreprises et a entraîné une baisse des valeurs d'environ 10 %. Aujourd'hui, les ratios sont revenus à la normale. Les prix sont fréquemment compris entre 3,5 à 5 fois l'excédent brut d'exploitation ou 5 à 6 fois le résultat net retraité après impôts ", indique Jean-Marie Catabelle, président du CRA. Face à cette embellie du marché, les cédants, dont beaucoup étaient en situation d'attentisme, revoient les prix à la hausse. Parfois de façon exagérée ! " Les prix d'achat sont souvent inférieurs de 10 à 15 % aux valorisations initiales. Les vendeurs ont toujours tendance à surévaluer leur affaire. Ils vendent un passé, cher à leurs yeux, mais qui ne correspond pas toujours à la réalité ", poursuit Jean-Marie Catabelle.

Pour éviter les dérives de prix, il est indispensable de réaliser un certain nombre de diagnostics et d'utiliser des méthodes d'évaluation. " Un bon prix de départ est essentiel, surtout pour les cédants qui passent des petites annonces car le prix facial représente une première accroche ", note Damien Noël, fondateur de Fusacq. Un audit complet permet ainsi de dresser un état des lieux des forces et faiblesses de l'entreprise, et de se faire une idée rapide de la valeur de l'entreprise.

Trois méthodes d'évaluation

" Le diagnostic doit passer en revue le marché sur lequel intervient l'entreprise : est-il en croissance, des évolutions réglementaires sont-elles prévues ? Il faut également analyser la place de l'entreprise sur ce marché : est-elle leader, qui sont les clients, les concurrents ? L'organisation de l'entreprise est aussi capitale : les équipes sont-elles structurées, y a-t-il un numéro deux, le départ du cédant comporte-t-il des risques ? ", détaille Vital Saint-Marc, expert-comptable chez MBV & Associés. Ce travail de départ doit être complété par une évaluation financière plus poussée, basée sur des méthodes d'évaluation professionnelles. Il existe trois grandes familles d'évaluation, comportant chacune des variantes. La méthode patrimoniale vise à évaluer les actifs de l'entreprise (ce qu'elle possède) et à en soustraire la valeur de ses dettes pour obtenir l'actif net. Elle conduit rarement à une valeur économique juste de l'entreprise mais permet cependant d'évaluer la valeur de remplacement ou de liquidation de l'entreprise : si le repreneur voulait reconstituer cette entreprise et ses actifs (ses biens), combien cela coûterait-il ? Si le cédant voulait arrêter son activité et vendre les éléments de l'actif " au détail ", combien cela lui rapporterait-il ? La méthode de rendement évalue quant à elle la capacité future de l'entreprise à dégager des bénéfices puis à en déterminer sa valeur, en tenant compte du risque de non-réalisation de ces bénéfices. Cette méthode présente l'avantage d'être utilisable à la fois par le cédant, en se basant sur l'historique qu'il peut projeter dans le futur, et par le repreneur, en se basant sur la rentabilité future espérée de l'entreprise. Enfin, la méthode comparative permet de mettre en perspective l'entreprise avec d'autres entités présentant le même profil et dont la valeur de transaction est connue. Cette méthode est particulièrement adaptée à des cessions de commerce pour lesquelles il existe une cote officielle. " Aucune de ces méthodes n'est suffisante en elle-même. Il faut les comparer et les croiser pour obtenir un nuage de points à l'intérieur duquel se trouve la vraie valeur de l'entreprise ", conseille Vital Saint-Marc.

Tenir compte du secteur

D'autres éléments doivent cependant être pris en compte selon le métier de l'entreprise. Pour une activité dans le BTP, il est capital d'analyser l'actif net (les machines) tandis qu'une entreprise de service (nettoyage, informatique...) doit être évaluée sur ses résultats. " L'offre et la demande font également varier les prix ", poursuit Vital Saint-Marc. Les entreprises sur des créneaux porteurs (maisons de retraite, services à la personne...) et celle qui ont des références (clients de renom, cotation en Bourse) se vendent plus cher car elles attirent davantage de candidats repreneurs.

VALERIE FROGER