• Compte Bancaire
    Jusqu'à 130€ offerts

    Pour une 1ère ouverture d'un Compte Bancaire
    et d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016 :

       80€ offerts* pour votre Compte Bancaire
    + 50€ offerts* pour votre Livret d'épargne BforBank
       *Offres soumises à conditions

  • Livrets
    3% pendant 2 mois

    jusqu'à 75 000€*. Et 50€ offerts sur le Livret d'épargne BforBank
    en maintenant un encours min. de 20 000€ jusqu'au 31/03/2017
    Pour une 1ère ouverture d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016
    *Offres soumises à conditions

  • Assurance-vie
    100€ offerts*

    Pour une première adhésion au contrat BforBank Vie
    jusqu'au 16 janvier 2017 avec un versement initial minimum
    de 3 000€ dont 25% minimum investis en unités de compte
    non garantis en capital.
    *Offre soumises à conditions

  • Bourse
    1 000€ de courtage remboursés
    jusqu’au 31 janvier 2017

    pour une 1ère ouverture ou transfert d'un
    compte-titres, d'un PEA et/ou d'un
    PEA-PME jusqu'au 4 janvier 2017*
    *Offre soumise à conditions

  • OPCVM
    2 000 fonds
    Sans droits d'entrée

    Avec plus de 80 sociétés de gestion françaises
    et internationales référencées

  • Crédit conso
    Vos projets n'attendent pas !

    Exclusif : votre prêt personnel BforBank

    BforBank vous propose, avec son partenaire CréditLift,
    une solution de financement flexible qui s'adapte
    à vos envies, vos besoins et votre situation.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé.
    Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

      En savoir plus

  • L'argent, on en parle

ISR : tout est affaire de conviction

Les acteurs se mobilisent pour démocratiser davantage les différentes formes d'ISR. Ils espèrent aussi un coup de pouce gouvernemental.

ISR : tout est affaire de conviction

ISR, trois lettres, qui signifient investissement socialement responsable. Trois lettres qui fédèrent différents styles de gestion, du " best in class " à l'exclusion, en passant par le développement durable et l'activisme actionnarial. Trois lettres qui peuvent s'appliquer aussi bien aux actions qu'aux obligations et aux placements monétaires. Trois lettres qui, malgré leur mission louable, n'ont guère fait l'unanimité auprès des investisseurs tant individuels qu'institutionnels. Il faut dire que, outre l'absence de définition claire, cette gestion souffre d'une mauvaise communication héritée du passé, notamment celle qui a prétendu que l'ISR surperformait la gestion traditionnelle.

Ce n'est ni vrai ni tout à fait faux. En tout cas, il a été démontré que ce biais de gestion n'est pas destructeur de valeur. L'an passé, les acteurs de la place se sont mobilisés pour clarifier la situation. Code, charte, guide et label ont été publiés pour faire la transparence sur cette gestion encore si absconse aux yeux du grand public. L'évangélisation a semble-t-il porté ses fruits. Les chiffres de 2009 livrés en mai par le centre de recherche de Novethic sont éloquents. Les encours ISR ont bondi de 70%, à 50,7 milliards d'euros, majoritairement dans la gestion collective qui s'impose face aux mandats dédiés. Nécessairement chez les particuliers et ce après quatre années de recul. La progression de leurs actifs a plus que doublé par ce canal, à 9 milliards d'euros. Si les investisseurs institutionnels ont également augmenté leur exposition à l'ISR, ils n'ont pas connu une telle ascension. Du coup, les individuels concentraient, au 31 décembre 2009, près d'un tiers des actifs gérés, contre un quart un an plus tôt. Une satisfaction, mais point de triomphalisme.

 

Une goutte d'eau dans l'océan

Lorsque Novethic a analysé les données, il a constaté que la hausse revenait principalement à la conversion de grands fonds, avant tout monétaires, à l'ISR. Cette migration de 7,8 milliards d'euros a fait tout de même grand bien à la cagnotte de cette gestion. La performance des fonds et la collecte ont contribué aussi, mais à hauteur de 5 milliards d'euros. Malgré cette avancée, les encours de l'ISR ne sont toujours qu'une goutte d'eau dans l'océan des montants gérés par l'industrie en France, qui est évaluée à environ 2.600 milliards d'euros, dont ils ne représentent que 2%.

Les acteurs de la place entendent poursuivre leur prosélytisme. Novethic a ainsi décerné pour la deuxième année d'affilée ses labels ISR à 142 fonds sur les 300 se revendiquant ISR. Le but est d'améliorer la transparence dans le processus de gestion et donc la notoriété de ces fonds. La Semaine ISR va poursuivre cette mission de démocratisation. Porté par le Forum pour l'investissement responsable (FIR), elle associe les autres associations professionnelles, ainsi que des ONG, des réseaux bancaires, des grandes écoles et des universités. Pas moins d'une soixantaine de manifestations sont organisées dans toute la France jusqu'à dimanche.

Pour convaincre plus rapidement les particuliers, les promoteurs de cette gestion et les organismes de place souhaiteraient un coup de pouce fiscal ou réglementaire du gouvernement. A ce titre, l'épargne salariale peut s'avérer être un bon canal. En 2009, grâce aux conversions de fonds, ses encours ISR ont doublé, pour atteindre 6,5 milliards d'euros, soit 13% de ses actifs totaux.

En attendant, les signes d'amélioration ne manquent pas. Tout d'abord, la formation des réseaux est à parfaire. Il n'est pas aisé de faire comprendre à un actionnaire que BP ou France Télécom sont encore dans les portefeuilles après toutes les polémiques qu'ils ont suscitées et d'expliquer que la sévérité du gérant s'est exprimée par une sous-pondération du titre. Le concept du " best in class " privilégié en France, qui vise à miser sur les bons élèves en matière ESG (environnement, social et gouvernance) dans chaque secteur, parle moins au grand public que l'exclusion retenue par les pays nordiques et chez les Anglo-Saxons, et moins que les thématiques retenues, l'eau, l'énergie solaire ou l'emploi des seniors, mais qui n'abordent qu'un des trois piliers ESG.

 

Encore des progrès à faire

Les gérants français ont encore des progrès à faire du côté de l'engagement. Ils justifieront d'autant mieux la voie du " best in class " qui veut inciter les entreprises à améliorer leurs standards en matière d'ESG. Cette année, le Forum pour l'investissement responsable (FIR) a souhaité s'engager dans cette voie en lançant la première plate-forme de dialogue, CorDial, qui va servir de pont entre les investisseurs et les émetteurs. On mesure dès lors le fossé entre les deux univers. Il est demandé également aux agences de notation sociétale, comme Vigeo, Eiris, Innovest… de " challenger " un peu plus les entreprises, pour voir si elles changent effectivement leurs moeurs et donc d'aller voir sur place, et non plus juger sur pièce.

Le point d'inquiétude concerne dorénavant le monde des institutionnels, longtemps leaders, voire pionniers en la matière. Une poignée font aujourd'hui référence et ce depuis plusieurs années, sans que leur nombre augmente. L'ISR est pour eux l'essentiel. Ils se sont efforcés à imposer leurs valeurs dans la gestion de leurs capitaux. Les autres, caisses de retraite, mutuelles, compagnies d'assurances, fondations…, se contentent d'investir dans des OPCVM, faute d'avoir travaillé sur leur propre politique ISR ou d'avoir exprimé leur conviction. Le mot est là.

Stéphane LE PAGE