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Le gouvernement a suivi la recommandation du Gouverneur de la Banque de France : le livret A va continuer à rapporter 0,75 %

Le Gouvernement a annoncé le maintien du taux de rémunération du livret A à 0,75 %, son plus bas niveau historique. La stricte application de la règle de calcul du taux l’aurait amené à un nouveau record à 0,5 %. Une nouveauté : le taux du 1er février 2017 est déjà connu.

Maintien du taux du livret A à son plus bas historique

Pour la révision qui intervient le 1er août, la Banque de France a recommandé de ne pas toucher au taux de rémunération du livret A. En application stricte de la formule de calcul automatique, et en prenant en compte le niveau de l'inflation, le taux aurait dû être abaissé à 0,50 % contre 0,75 % actuellement.

Le principe est le suivant : c’est le Gouverneur de la Banque de France qui décide, soit de suivre la formule de calcul automatique, soit de déroger à cette règle.

Rappelons que s’il opte pour le résultat de la formule stricte, elle s’applique automatiquement. En revanche si - comme c’est généralement le cas - il choisit d’y déroger, c’est le gouvernement qui prend la décision ultime.

Le Gouvernement a suivi la recommandation de la Banque de France : le taux est donc maintenu.

Maintien du taux des autres Livrets d’épargne réglementée

C’est le taux de rémunération du livret A qui conditionne celui des autres Livrets d’épargne réglementée.

Conséquence directe de ce maintien : la rémunération des autres produits d’épargne réglementée restera en vigueur. À savoir :

  • Livret Bleu (au Crédit Mutuel) : 0,75 %,
  • Livret de développement durable (LDD) : 0,75 %,
  • Livret d’épargne populaire (LEP) : 1,25 %,
  • Compte d’épargne logement (CEL) hors prime d’état: 0,50 %,

Une nouveauté : un taux dévoilé pour février 2017

Le gouverneur a également déjà proposé de ne pas modifier ce taux lors de la prochaine révision prévue le 1er février 2017. La rémunération du livret A ne devrait donc subir aucune modification avant un an.
Pour justifier cette recommandation prématurée, une « optique de stabilité » et « des perspectives d’une augmentation modérée de l’inflation » sont évoquées dans le communiqué de la BdF.

Le ministre des Finances, Michel Sapin a déjà annoncé suivre cette recommandation.

Une décision toujours très politique

En raison d’une rémunération jugée trop faible par certains épargnants, le livret A a fait l’objet d’un mouvement de décollecte régulier, particulièrement depuis le passage « historique » sous la barre symbolique de 1 % de son taux de rémunération le 1er août 2015.

La courbe semble s’inverser puisque le mois de mai 2016 marque le troisième mois consécutif, où les dépôts ont été supérieurs aux retraits. C’est inédit depuis 2013.

Depuis le début de l’année, le livret A reste tout de même en décollecte nette de 350 millions d'euros.

Dans son communiqué, la Banque de France met en avant l’attachement des Français « à la protection du pouvoir d’achat de l’épargne sur leur livret A - qui constitue un avantage unique en Europe ».

L’époque -les élections présidentielles approchent - semble peu propice à une baisse du taux de rémunération du livret A. Le Gouvernement évite ainsi une mesure impopulaire.

Une occasion manquée pour la Fédération des banques françaises

A l'annonce du maintien du taux du livret A à 0,75 %, la Fédération bancaire française (FBF), a réagi en la qualifiant d’occasion manquée pour le financement de l’économie. Pour la FBF, le maintien du taux du livret A à ce niveau n’a « aucune justification économique » et « est totalement atypique en Europe ». Enfin elle le considère comme :

« incohérent avec les conditions de marché et la rémunération normale d'une épargne disponible à tout moment ».

« Comment peut-on espérer que les Français investissent à plus long terme et dans l'économie productive - les entreprises - quand l'épargne à vue est ainsi favorisée ? » conclut la fédération qui souligne en revanche le bon sens de la décision de ramener le taux de rémunération des nouveaux PEL de 1,5 % à 1 %.

Si la Banque de France a privilégié un objectif de « stabilité » pour le livret A, elle a en même temps recommandé au Gouvernement qui l’a suivi, de baisser le taux du PEL d’un demi-point.