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Il n’est pas besoin de remonter jusqu’au krach de 1929 pour constater que la Bourse n’a pas qu’un sens, celui de la hausse.

22 mai 2020

Michel Lemosof

Il n’est pas besoin de remonter jusqu’au krach de 1929 pour constater que la Bourse n’a pas qu’un sens, celui de la hausse. Des accidents de parcours se produisent régulièrement. Mais cela ne doit pas détourner les épargnants de l’investissement en bourse. A condition de maintenir un cap.

Lorsqu’un krach boursier survient, les investisseurs ont tendance à fuir le stress ou à se mettre à l’abri d’éventuelles répliques. Institutionnels et particuliers sont pour la plupart mus par deux sentiments bien connus des Anglo-Saxons : la peur (fear) et la cupidité (greed). En finance aussi, la psychologie est importante ! La panique est un phénomène compréhensible en cas de circonstances exceptionnelles. Les baisses violentes prennent les investisseurs de court. Une fois que les cours de Bourse ont plongé, il est souvent trop tard pour liquider tout ou partie de ses positions. Les professionnels préconisent d’ailleurs de garder son sang-froid. Il y a à cela une bonne raison : au-delà du rebond technique qui suit un choc, une tendance haussière va se reconstruire, à plus ou moins longue échéance.

Duncan Lamont, responsable de la recherche chez Schroders, a analysé les crises boursières.

"Le marché actions a chuté d’au moins 25 % à plus de dix reprises depuis un siècle et demi, fait-il observer. Le délai médian de retour à l’équilibre est inférieur à 2 ans (avec l’aide de l’inflation). Après le krach de 1929, il a fallu attendre plus de quinze ans (moins de sept ans pour ceux qui ont ensuite investi de petits montants supplémentaires), mais les investisseurs avaient à l’époque perdu plus de 80 % de leur argent ! La volatilité et le risque de perte font partie du ticket d’entrée en Bourse."

Neutraliser l’adversité

Après un effondrement des cours, il y a trois attitudes possibles : se ruer vers les liquidités en délaissant les actions, rester exposé en laissant faire le temps, tenter de réparer les dégâts en procédant à des achats par petites touches (tous les mois, par exemple). La première solution allonge considérablement le délai de recouvrement. La deuxième est également réservée aux personnes patientes. La troisième se révèle à l’expérience la meilleure pour obtenir une rentabilité plus élevée dans la durée, avec un risque lissé. Une façon de transformer le mauvais sort en opportunité !

"Si cela correspond à leurs objectifs, il est primordial que les épargnants investissent dans une optique de long terme et interviennent régulièrement à l’achat, en veillant à rester bien diversifiés", confirme Sébastien de Frouville, responsable Relations Investisseurs chez Comgest, dans un entretien au magazine Gestion de Fortune.

De son côté, Sébastien Barbe, président du directoire d’Arkéa Investment Services, précise dans une note de marché :

"Si vous n’achetez pas nécessairement au plus bas, vous serez contents de vos achats dans un an."

Et, dans un communiqué de presse, Albert d’Anthoüard, directeur de la clientèle privée de la fintech Nalo, déclare :

"Si on n’a pas besoin immédiat de liquidités, sortir de la Bourse parce qu’on a peur de tout perdre est désastreux pour son épargne."

Crédit photo : Getty images