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Qu'est-ce que l'éducation financière ? Pourquoi est-elle primordiale ? Décryptage.

12 février 2020

La Rédaction

Inès de Dinechin, vice-présidente de l’Association française de la gestion financière (AFG), par ailleurs présidente du directoire d’Aviva Investors France, s’est vu confier le pilotage d’un Livre blanc sur l’éducation financière. Décryptage de cet ouvrage qui vise à améliorer les pratiques d’épargne.

« L’éducation financière est un enjeu pour le développement d’une épargne utile, favorisant le bon financement de l’économie, a expliqué l’AFG lors de la présentation de son Livre blanc. L’environnement de taux bas incite à une meilleure diversification des placements. Les particuliers ont, en général, une méconnaissance des produits, mais aussi une volonté d’être mieux informés. »

La première question que doit avoir en tête un épargnant est celle du motif de son épargne : précaution, projet ou retraite. De sa réponse découleront d’autres questions, comme la manière d’atteindre ses objectifs ou l’évaluation des risques et des opportunités. Il lui faut ensuite se poser les questions pour sélectionner les solutions adéquates : horizon de placement, degré d’acceptation du risque, choix de supports correspondant à ses valeurs.

Compenser une moindre générosité

L’AFG propose la création d’un livret sur les grands principes : diversifier ses placements, appréhender la relation entre risque et période d’immobilisation des capitaux, commencer à investir tôt pour bénéficier du facteur temps. L’association invite également à renforcer l’éducation financière au moyen de vidéos et de jeux, par exemple, qui s’intégreraient dans des modules de formation dès l’enseignement secondaire. Parmi les autres préconisations, citons l’amélioration du support public d’information (www.info-retraite.fr), avec des simulations de revenus futurs et le montant des encours des formules d’épargne, individuelles ou collectives.

Les quatorze mesures de l’AFG mériteraient d’être explicitées, alors qu’une moindre générosité du système de retraite par répartition est anticipée, compte tenu de la démographie et de la durée de vie. Mentionnons aussi la recommandation qui concerne la création d’un dossier digital de l’épargnant qui permettrait la portabilité de ses informations financières (profilage de base, programmes pédagogiques suivis…).

Évoquons encore celle qui consiste à encourager les bonnes pratiques, notamment les versements réguliers (pour lisser les fluctuations).

« Une partie du salaire ou des primes, détaille l’AFG, pourrait être versée chaque mois sur le plan d’épargne salariale ou le plan d’épargne retraite de l’entreprise. »

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a relevé dans une étude1 que l’épargne en actions est souvent considérée comme compliquée, risquée, insuffisamment rentable, parfois peu liquide, d’un accès difficile et requérant une importante surface financière. Des a priori d’après elle erronés ! Selon le régulateur, la pédagogie est nécessaire. Le Livre blanc de l’AFG apporte à point nommé sa pierre à l’édifice.

1 AUDIREP/AMF 2019 - Etude annuelle sur les attitudes et opinions des épargnants à l’égard des produits financiers

Crédit photo : Getty Images