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Venus des États Unis, les contrats à annuités variables ont à priori tout pour plaire aux futurs retraités. Mais mieux vaut comprendre leur délicate mécanique avant de souscrire !

Diffusées par une poignée d'assureurs (Axa, AG2R La Mondiale, Allianz ), les variable annuities sont souvent présentées comme une quatrième voie idéale entre le classique fonds en euros d'un côté, les contrats en unités de compte de l'autre et les rentes viagères.

Ciblant en priorité des quinquagénaires aisés, ces contrats assortis d'un ticket d'entrée élevé (plusieurs milliers d'euros) cumulent en effet les avantages d'un multisupport diversifié classique (cadre fiscal et successoral de l'assurance-vie), avec la garantie du versement d'un revenu minimum garanti à vie. L'assuré ne doit cependant pas perdre de vue que c'est son épargne qui finance cette séduisante mécanique.

Lorsqu'il ouvre un contrat à annuités variables, il contracte en même temps une garantie complémentaire censée non seulement prémunir son capital contre une baisse des marchés, mais lui assurer un montant plancher de revenus viagers. Prélevés chaque année sur la valeur de rachat du contrat, ce sont ces frais de garanties, variables selon le sexe et l'âge de l'assuré, qui financent les instruments de couverture qui permettent à l'assureur de s'engager d'emblée à servir à vie un minimum de complément de revenus à son client. "Le niveau de garantie offert, dépend du contexte financier et évolue au fil des souscriptions nouvelles, en fonction de ce que les conditions de marché permettent de faire", remarque Sylvain Coriat directeur des assurances de personnes chez Allianz-vie, où le minimum garanti est passé en trois ans de 4% à 3,5% puis 3,85% et 3,5% avant de remonter récemment à 4%.

Dans une première phase, le complément de revenu touché par l'assuré proviendra du rachat progressif du capital cumulé sur son contrat. Celui-ci, investi dans des supports profilés profite d'un effet de cliquet qui capte définitivement une fraction de la valorisation des supports d'investissement et bonifie éventuellement le complément de ressources minimum garanti. Dans une seconde phase, si le capital ne suffit plus à assurer le revenu viager promis, c'est la garantie souscrite par l'assuré qui prendra le relais.

Variable selon le niveau de garanties choisi :

  • de 0,52% à 2,35% pour un homme ;
  • de 0,59% à 3,18% pour une femme

(1,54% en moyenne)

3,5 % à 4,5 % selon l'âge du rentier

1) Formule accessible dans au moins trois contrats : Arpèges, Excelium et Privilège. Les éléments d'informations contenus ici concernent Arpèges

2) Plusieurs déclinaison de cette offre sont proposées par Oddo & Cie et Omnium Finance à travers le contrat Fipavie Retraite Garantie, par Orelis avec Orelis Revenu garanti, par Nortia avec Amadia

3) 10 000 € si premier revenu touché 10 ans après le versement

4) Frais auxquels s'ajoutent les frais de gestion propres aux supports d'investissement du contrat

Laurence DELAIN