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Lancés en Amérique du Nord dans les années 90, les ETF, aussi appelés trackers, ont fini par s’imposer un peu partout. Un phénomène qui confirme l’engouement pour la gestion dite "passive"..

23 octobre 2021

Michel Lemosof

Comme la gestion de conviction a du mal à faire mieux que la gestion indicielle (seul un fonds sur quatre piloté « activement » bat son indice sur dix ans), les ETF (Exchange Traded Funds), fonds indiciels cotés, séduisent un nombre croissant d’investisseurs (114,2 milliards d’euros de collecte nette en Europe sur les deux tiers de l’année 2021). Et ce d’autant plus qu’ils se négocient en Bourse à des coûts (courtage et fourchette achat-vente) compétitifs. Les frais doivent cependant être regardés.

"J’ai déjà vu, a fait observer dans un entretien qu’il a accordé au journal Investir Alexis Naacke, directeur de la gestion chez Yomoni, des divergences annuelles de 1,5 point entre deux trackers qui suivent le même indice."

Comme ils évoluent, aux frais de fonctionnement près (en général de 0,15 % à 0,50 %, contre 2 % et plus pour les fonds "actifs"), comme leurs indices sous-jacents, qu’ils répliquent par détention directe des titres ou par échange de la performance du fonds contre celle d’un indice, les trackers ont un sérieux inconvénient : leur prix diminue quand leur marché baisse. Dans la gestion discrétionnaire, en revanche, les professionnels peuvent faire des arbitrages, se reporter sur des valeurs défensives, augmenter le volant de cash ou couvrir les positions.

De multiples possibilités pour choisir un indice

Pour sélectionner un ETF, ce qui revient à choisir un indice, il faut savoir vers quoi s’orienter en termes de classe d’actifs (actions ou obligations), de capitalisation boursière (moyennes ou grandes valeurs), de pays (développés ou en voie de développement) ou de secteur. Les ETF peuvent permettre de s’exposer à l’ensemble d’un marché.

"Environ 250 € suffisent pour investir via un ETF dans un marché mondial comme le MSCI World Index, expliquait récemment dans les colonnes de l’hebdomadaire Le Revenu Jérémy Tubiana, responsable distribution ETF France chez Lyxor AM, alors qu’il faudrait 300.000 € pour acheter chacune des 1.560 valeurs qui le composent."

Tactiquement, après un effondrement des cours dans un segment de marché, il peut être judicieux de se porter acquéreur d’un ETF ad hoc dans l’espoir d’une remontée. Les ETF peuvent également être utilisés comme des « briques » pour construire une allocation d’actifs diversifiée. Par ailleurs, en cas de réplication synthétique, un ETF Japon, par exemple, peut être éligible au PEA, pourtant réservé aux valeurs européennes. L’ETF a des actions éligibles, mais un swap a été conclu avec une banque pour qu’il se comporte comme un indice non européen.

Parmi les ETF à suivre figurent, notamment, Amundi MSCI World (code Isin : LU1681043599), Amundi ETF PEA S&P 500 (code Isin : FR0013412285), Lyxor PEA Emergents (code Isin : FR0011440478) ou encore Lyxor Cac 40 (code Isin : FR0007052782).

Crédit photo : Getty Images