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Des supports d’investissement dans le pétrole et les fonds énergie permettent de profiter d’opportunités tactiques ou de s’inscrire dans une perspective à long terme.

09 avril 2019

Michel Lemosof

Les prix de l’or noir sont soumis à de fortes variations, en fonction de l’offre et de la demande, mais aussi de facteurs géopolitiques. Leurs évolutions sont très suivies. Des supports d’investissement permettent de profiter d’opportunités tactiques ou de s’inscrire dans une perspective à long terme.

Dans un Flash marché, Benjamin Louvet, gérant chez OFI AM, fait observer qu’après avoir progressé de 80 % depuis le plus-bas de l’été 2017, les prix du pétrole ont reculé l’an dernier de 40 %.

« En plus des craintes qui sont apparues sur la croissance mondiale, les raisons de cette correction, explique-t-il, trouvent leur origine aux États-Unis, avec la décision de Donald Trump d’exempter certains pays de l’interdiction d’importer du pétrole iranien et la révision à la hausse de la croissance de la production de pétrole de schiste. »

Depuis, le marché s’est repris d’environ 20 %, du fait de la mise en œuvre par l’OPEP et les pays "alignés" de la réduction de la production entérinée à Vienne en décembre dernier. Pour la qualité Brent, par exemple, le baril (159 litres) vaut 68 $, alors qu’il valait le double il y a cinq ans. Benjamin Louvet estime que le pétrole pourrait retrouver son niveau de 100 $ le baril, en raison de l’entrée en vigueur en fin d’année de la réforme de l’Organisation internationale maritime sur la qualité des carburants utilisables et du manque d’investissements des dernières années, qui devrait finir par avoir un impact sur la capacité de production et entraîner une réappréciation des cours.

Deux fonds et deux trackers bien classés

« Le contexte est relativement favorable, fait pour sa part remarquer, dans sa note Investment Strategy, Jean-Baptiste Berthon, stratégiste multi-actifs chez Lyxor. Les mesures de relance en Chine et les avancées sur le front de la guerre commerciale pourraient favoriser un raffermissement de la demande. »

Le moment paraît bien choisi pour mettre en portefeuille des parts de fonds spécialisés (éligibles au PEA). En tête de sa catégorie depuis cinq ans (+3,9 % de moyenne annualisée), le fonds BNP Paribas Énergie Europe (33 millions d’euros d’actifs) a pour principales lignes Total, BP, Royal Dutch Shell, Eni, Repsol, Equinor, Vestas Wind Systems, Neste, Snam et TechnipFMC. Autre petit fonds (50 millions d’euros), Étoile Énergie Europe figure aussi en haut des classements. En plus de certaines valeurs déjà citées, il détient des actions OMV, Iberdrola et Galp Energia. Parmi les trackers, Amundi ETF MSCI Europe Energy ou Lyxor PEA Nouvelles Énergies peuvent être retenus. Au demeurant, la référence internationale reste le BGF World Energy Fund. Créé en 2001, ce fonds luxembourgeois pèse 1,4 milliard de dollars…

Si l’énergie fossile est controversée, la plupart des compagnies du secteur ne sont pas inertes.

« Ces entreprises, soulignent les experts de Mandarine Gestion dans leur Lettre du mois de mars, consacrent une part croissante de leurs dépenses d’investissement au développement de produits à faible émission de carbone. »

Crédit photo : Mike Mareen