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Dans une optique de diversification, il pourrait être judicieux de mettre en portefeuille des parts de fonds de valeurs nippones bien choisis.

19 septembre 2019

Michel Lemosof

En décembre 1989, l’indice Nikkei 225 atteignait 39 000 yens. Récemment, l’indice phare de l’Archipel perdait encore plus de 40 % par rapport à ce pic historique. Dans une optique de diversification, il pourrait être judicieux de mettre en portefeuille des parts de fonds de valeurs nippones bien choisis.

Dans les années 80, la valeur du Nikkei 225 a pratiquement été multipliée par 6 ! Il est vrai que les économistes parlaient alors de « miracle économique ». Mais la situation s’est ensuite dégradée, après l’éclatement des bulles immobilière, bancaire et boursière.

Les spécialistes évoquent aussi le vieillissement de la population, la vigueur de la devise et le gonflement de la dette publique…

« Aucun facteur n’a justifié jusqu’ici un intérêt particulier pour les actions japonaises, constatent dans leur rendez-vous mensuel prospectif deux dirigeants de Swiss Life AM, Marc Brütsch et Michael Klose, mais leur écart de performance considérable avec les autres marchés pourrait finir par faire changer les choses. »

Dans une note de conjoncture, Ernst Glanzmann et Reiko Mito, gérants du fonds GAM Stars Japan Leaders (Isin : IE00B1W3XQ00), font preuve d’optimisme :

« De nombreux investisseurs, commentent-ils, semblent considérer que le marché actions japonais est source de déception permanente. Notre vision est diamétralement opposée. Il est possible de déceler à des prix raisonnables des acteurs de niche à même d’offrir une croissance durable des bénéfices. »

Des valorisations attrayantes

Selon Joël Le Saux, gérant du fonds Oyster Japan Opportunities (Isin : LU0204988207), le Japon est survendu. « Sa pondération dans l’indice mondial MSCI, précise-t-il dans un point de vue marché, est de l’ordre de 7 %, alors que son exposition dans les fonds internationaux est inférieure à 5 %. Bien que l’indice Topix soit au même niveau qu’il y a quatre ans, les marges et la trésorerie des sociétés sont nettement plus élevées. » Le professionnel apprécie les secteurs de l’automobile, de la finance, de l’immobilier et du ferroviaire.

Le fonds Comgest Gowth Japan (Isin : IE00BD1DJ122) est l’un des tout meilleurs de sa catégorie. Il est géré par Chantana Ward, Richard Kaye et Makoto Egami. Parmi les titres sélectionnés : Fast Retailing, Shin-Etsu Chemical, Kose Corporation, Hikari Tsushin et PanPacific International.

D’autres fonds mériteraient d’être mentionnés, comme Pictet-Japanese Equity Opportunities (Isin : LU0650148314), que gèrent Adrian Hickey, Sam Perry, Serena Robinson, Takeshi Suzuki et Go Shijna, ou CPR Japan ESG (Isin : FR0010469312), dont sont responsables Rodolphe Taquet et Vincent Formery, lesquels ont, par exemple, retenu Toyota Motor, Sony, Sumitomo Mitsui Financial Group, Nintendo ou Mitsubishi.

Les ETF Amundi Index MSCI Japon (Isin : LU1602144732) et Lyxor PEA Japon (Isin : FR0011871102), qui présentent la particularité d’être éligible au PEA et dont la performance annualisée sur cinq ans est, à mi-septembre 2019, de + 8,7 %, sont également intéressants en appoint.

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Crédit photo : Getty Images