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Financer les études de ses enfants reste en France une priorité pour les parents. Comment s’y prendre ?

20 septembre 2019

Caroline de Francqueville

De nombreux parents citent le financement des études de leurs enfants parmi les principales motivations de leur épargne. C’est souvent un objectif prioritaire qui passe avant la préparation de leur retraite. Car le coût des études devient de plus en plus onéreux en raison de frais de scolarité en augmentation régulière, de longs séjours à prévoir à l’étranger et d’une part consacrée au logement très importante. A défaut d’aide des parents, l’étudiant peut recourir à certaines aides mais aussi à un prêt étudiant ou encore des jobs pendant l’année étudiante. Décryptage.

Les aides pour financer les études de vos enfants

Pour financer leurs études supérieures, les étudiants ont accès à de plusieurs types d’aides. La Bourse sur critères sociaux (BCS) est la plus connue mais il y a aussi l’aide au mérite, à la mobilité, le fonds d'aide d'urgence. Pour retirer les dossiers sur ces aides, l’interlocuteur privilégié est le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires).

La bourse sur critères sociaux, destinée aux étudiants de moins de 28 ans, voit son montant varier en fonction des revenus des parents, du nombre d'enfants, ou encore de la distance entre le foyer et la ville de localisation de l'université. Elle requiert l’assiduité de l’étudiant. D'autres bourses plus spécifiques ont été créées pour des cas particuliers et, cumulables avec la BCS, elles permettent de la compléter. C'est par exemple le cas des allocations Erasmus+ pour les échanges en Europe, de l'aide à la mobilité internationale ou au mérite. Ensuite il convient de vérifier ce que votre Région est susceptible de délivrer comme aide.

Anticiper en épargnant

Pour les parents, comment est-il possible d'anticiper, au moins en partie, la dépense liée aux études de leurs enfants ? Elles coûtent souvent cher et la solution est d’épargner le plus tôt possible afin d’adoucir l’effort d’épargne. Les solutions sont multiples et le choix des placements dépend de l’horizon du besoin. Mais le choix des études et l’option retenue n’intervenant en général qu’au moment du bac, le montant n’étant pas toujours facile à anticiper. Parmi les possibilités, il y a celle du contrat d’assurance-vie ouvert au nom de votre enfant en y versant une somme d’argent qu’il aura à disposition à sa majorité, au moment du début des études.

Vous pouvez préférer ouvrir un contrat d’assurance-vie à votre nom, en mettant votre enfant bénéficiaire -de premier rang- du capital, en cas de décès. Vous gardez ainsi la main sur le capital et pourrez procéder le moment des études venu, aux rachats nécessaires dans les conditions fiscales avantageuses de l’assurance-vie. Son avantage : l’offre large de supports, du plus sécuritaire (placements en euros) aux plus dynamiques (unités de compte en actions) dès que l’horizon de placement le permet, si vous commencez suffisamment tôt (dix ans avant par exemple) et selon le profil de risque. Si ce n’est que quelques années avant le début des études que vous vous intéressez à la question, reste la solution d’un Livret A plafonné à 22 950 euros ou de livrets d'épargne aux plafonds plus élevés mais fiscalisés et au rendement bas. Leur avantage : un capital garanti et une disponibilité immédiate.

Le prêt étudiant

Tous les étudiants ne peuvent pas compter sur l'aide de leurs parents. A défaut de leur aide ou d’autres revenus suffisants, il est souvent difficile de ne pas recourir au prêt étudiant. La plupart des banques proposent ce type de prêt, adapté aux besoins de financement de ses études. Mais les modalités du prêt peuvent varier d’un établissement à l’autre et des comparateurs peuvent les aider à prendre la meilleure décision, en comparant le taux mais aussi le tarif de l’assurance, les frais de dossier ou encore la période du remboursement et les modalités.

Ensuite, le montant à emprunter doit être adapté aux besoins de l’étudiant pendant toute la durée des études, et celui à rembourser lorsqu’il sera diplômé, rester réaliste.

Il convient aussi de se renseigner sur d’éventuels partenariats de banques avec des établissements qui peuvent donner accès à des taux privilégiés. Enfin l'État a mis en place un Prêt Étudiant en partenariat avec certains établissements bancaires : le prêt étudiant garanti par l’Etat. Il est d’un montant maximum de 15 000 €. Mais certains étudiants choisissent aussi la voie de l’alternance qui leur permet d’être rémunéré pendant leurs études. Surtout, ils sont de plus en plus nombreux à recourir à un ou plusieurs petits jobs, parallèlement à leurs études.

Des aides pour le logement

La part du logement dans le budget d’un étudiant est très importante mais aussi très variable selon les situations : nature du logement et localisation. Les formules sont diverses : chambre ou studio, colocation, logement sur un campus, dans un foyer étudiant, logement en cité universitaire auprès du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Paris (CROUS). Bien sûr, l’étudiant peut recourir à diverses aides en vérifiant auparavant son éligibilité (en fonction de différents paramètres) notamment à l’aide au logement ou APL. Il pourra vérifier son montant, en utilisant un simulateur.

Crédit photo : Getty Images